Histoire de la chaussure sur-mesure et du métier d’artisan bottier

Chez Chamberlan toutes nos chaussures sur-mesure sont confectionnées dans nos ateliers par nos artisans spécialisés. Des chaussures pour tous les jours ou des chaussures de mariée, Chamberlan créé la paire de souliers de vos rêves.

Il est difficile d’imaginer le nombre d’opérations nécessaires à la fabrication d’une chaussure. Que ce soit depuis la réflexion du styliste ou du designer jusqu’à la mise en magasin des produits finis, ce processus voit l’intervention d’une multitude de savoir-faire ainsi qu’une collaboration étroite entre l’atelier et de nombreux fournisseurs. La création d’une chaussure se fait en plusieurs étapes que nous allons vous présenter dans cet article, mais avant, nous allons vous présenter l’histoire de la chaussure.

Comment a été inventé le tannage du cuir ? 

Entre 5000 avant notre ère et l’ère chrétienne la tannerie prend un essor rapide. En Égypte, l’utilisation des grattoirs et des couteaux est très répandue. Les tanneurs savent également exploiter certains fruits tannants tels que les gouttes d’acacia par exemple ainsi que les sels d’alun  (aluminium). Les premiers cuirs teints avec des teintures naturelles végétales font leur apparition.

En Assyrie, la pratique du tannage est connue. À Pergame, apparaissent les premiers parchemins ils sont composés de peau sèche et non tannées dont on sait l’importance puisqu’ils vont servir de premier support à l’écriture.

Dans l’antiquité, les chaussures pouvaient se ranger en deux espèces : celles qui se composaient d’une semelle reliée au pied par des liens et celles qui couvraient totalement le pied, comme le font les chaussures modernes.

En Chine on utilise des sels minéraux depuis plusieurs millénaires quand de leur côté les indiens d’Amérique sont probablement les premiers à savoir utiliser la cervelle et la graisse de certains animaux dont les cerfs et les daims comme agent tannant. A partir de ce cuir très souple ils fabriquent leur fameux mocassin.

Les premiers grecs utilisaient l’écorce d’acacia et les noix de galle qui est une excroissance végétale très riche en tanin et qui est due à la piqûre d’un insecte parasite du chêne. Il confectionnait des visières de casques et recouvraient leurs boucliers de cuir. Homer vente la qualité des brodequins et Hésiode conseille l’usage des souliers en cuir fourrés à l’intérieur.

Cependant bien que justement réputée les Grecs ne purent jamais égaler les romains. Les Romains obtenaient des cuirs excellents, dont la renommée était mondiale. Ce sont eux qui les premiers tannent à grande échelle ; ils utilisent les écorces, les feuilles de sumac et l’alun. Ils savent déjà se servir de cuves rondes et de certains instruments dont on trouve la trace dans plusieurs fouilles.

Après la chute de l’empire romain une partie des techniques de fabrication du cuir disparaît. Seuls les Byzantins et les Arabes conservent leurs traditions, et c’est précisément en Turquie et en Afrique du Nord que l’industrie de la tannerie ressurgit, entre le Vème et le VIIIème siècle. On fabrique alors les cuirs rouges à partir des matières tannantes végétales et les cuirs blancs à partir de l’alun. Ces techniques vont réapparaître peu à peu au début du Moyen-Âge, dans le sud de l’Europe.

 Vers 1100, naissent les premières corporations d’ateliers travaillant le cuir, regroupées selon leur type d’activités :

  • Ceux tannant avec des écorces, en particulier de chêne, appelées tan, prennent le nom de tanneurs.
  • Ceux travaillant les peaux (principalement de moutons et de chèvres) avec de l’alun, dont le mélange avec des cendres est appelé mégis, prennent le nom de mégissiers.
  • Une troisième corporation voit le jour, regroupant les ateliers qui travaillent les cuirs après tannage pour les assouplir, les enduire de graisse et les aplanir. Cette corporation prend le nom de corroyeur ; le mot trouverait son origine dans le nom latin coriarius, signifiant « ouvrier du cuir ».
Tannage du cuir

Comment étaient les chaussures au temps de la Grèce antique ?